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Uhud
Le Pacte
Bien avant son arrivée à Médine, Le Messager savait déjà que la cité et sa région Yathrib étaient habitées par des juifs. Depuis fort longtemps et qu'il y avait aussi des différences entre l'Islam et la religion juive. Mais, en dépit de ces différences, aucun fait ne vint montrer que le Prophète
avait contraint les juifs à embrasser l'Islam, ou avait pris une quelconque mesure d'exclusion ou avait eu entre autre le moindre sentiment d'animosité à leur encontre. Au contraire, au début il était content d’y trouver des juifs qui ne reconnaissaient, comme lui, que Dieu l'Unique et pour Qui on accomplit la prière.
Et, comme ils étaient des gens du Livre. Le Prophète signa avec eux un pacte de paix et de défense commune, un pacte qui institua en fait l'égalité en droits et en devoirs de tous les habitants de la région, juifs et Musulmans, un pacte stipulant la défense commune, le bon voisinage et la non-agression et protégeant la croyance de chacun des deux parties.
Il faut signaler que ce pacte fut signé par les juifs et les Musulmans entre l'Hégire du Prophète et la bataille de Badr.
Du côté des Musulmans, le Prophète veillait constamment depuis la signature au strict respect du pacte si bien qu'aucun acte de la part des Musulmans n'était venu enfreindre ne serait-ce qu'un seul article. En tant que premier responsable, il n'économisa aucune énergie pour la sécurité et la paix entre les Habitants de Médine. Bien-sûr dans la différence des croyances religieuses. Il avait fait cela, d'une part, dans le plus scrupuleux respect de l'esprit de l'Islam, et d'autre part, pour se consacrer au danger qui menaçaient sa communauté naissante de la part des Associant, ceux de la Mecque plus particulièrement. Car, il était désormais bien établi pour les Musulmans que les Quraychites allaient riposter à la défaite de Badr.
Mais du côté des juifs, les problèmes commençaient à faire signe surtout après la victoire des Musulmans à Badr. Cette victoire en effet, mit en branle leur sourde crainte de voir l'Islam rayonner sur les tribus Arabes et leur influence multiforme dépérir dans la région. Ce qui se traduisit d'ailleurs par des multiples incitations de troubles et de débuts de dissensions entre les Musulmans qui, ne l’oublient pas, étaient encore conditionnés par la culture préislamique.
Les Banû Qaynuqâ, habitants de Médine, furent les premiers à créer des problèmes très graves aux Musulmans. Ils moquèrent d'eux d'abord, puis les provoquèrent outrageusement, pour enfin violer le pacte er déclarer la guerre au Messager . Quand les mauvais agissements des Banû Qaynuqâ commençaient à produire leur effet et à cause même du mal à la communauté Musulmane, le Prophète
, en tant que premier responsable, essaya d'abord dans le strict respect des termes du pacte de les ramener à la raison. Dans la réunion tenue dans le souk des Banû Qaynuqâ, il rappela aux seigneurs juifs les termes du pacte, conseilla même humblement ces derniers de s'en tenir à ces termes. Mais, en vain... Les Banû Qaynuqâ étaient décidés à aller jusqu'au bout de leur égarement, malgré encore les dernières mises en garde... Leur réponse fut d'une extrême virulence, elle fut un véritable défi lancé à la face du Prophète : Croit-tu Mohamed
, que nous ressemblons aux tiens au Quraychites vaincus à Badr ? Ne te berce pas d'illusions. Si tu as vaincu des gens ne sachant même pas manier les armes- et là, tu n'as pas raté l'occasion, nous par contre, nous te ferons comprendre que nous somme de véritables guerriers au cas où nous te ferons la guerre.
Devant un tel défi et une telle provocation, le Prophète étouffa son irritation et ne put trouver d'autres mots pour raisonner ces juifs arrogants. Quant aux Musulmans, il ne leur restait que la patience et l'endurance dans l'attente de ce qu'allaient donner les jours suivants.
Ce jour-là, tout avait commencé lorsqu'une femme musulmane se retrouva dans le souk des Banû Qaynuqâ avec l'intention de vendre un bijou qui lui appartenait. Ace moment-là, c'est-à-dire au moment où elle discutait avec un bijoutier juif à propos des qualités, des défauts et du prix de l'objet, un groupuscule de juifs vint d'abord l'entourer discrètement puis entamèrent leurs humiliations successives et sans limites, il avait même essayé de lui découvrir le visage. Mais la femme qui ripostait tout en étant assise, ne s'était pas rendu compte qu'un autre bijoutier avait déjà accroché par derrière le bas de sa robe à son dos. Et lorsqu'elle se leva dans un mouvement de colère, tout son derrière se découvrit aux yeux de tout le souk. Devant une telle humiliation, elle trouva pourtant les mots pour appeler un musulman à son secours. Effectivement, un musulman qui se trouvait dans le souk, accourut à son secours, la protégea en la couvrant, puis tua le bijoutier fautif. Mais il fut vite abattu par les groupuscules.
Le conflit qui couvait déjà fut ainsi allumé tel un brasier ravageur par cette première étincelle juive. Les Banû Qaynuqâ se replièrent alors rapidement dans leur quartier fortifié ils avaient des fortins conçus pour la défense en temps de conflits et s'y retranchèrent en se tenant prêts pour les hostilités. C'était en Chawâl de l'an 03 de l'Hégire, vingt-cinq jours environs après la bataille de Badr.Devant une telle situation insupportable mort d'homme, femme touchée dans sa dignité et riposte et armée, le Prophète n'eut d'autre choix que de décider le siège de Banû Qaynuqâ et de trancher le conflit par les armes puisque ces derniers avaient pris les armes et étaient depuis bien avant hostiles à toute coexistence pacifique.Mais la bataille qui s'annonçait n'eut pas lieu car les Banû Qaynuqâ avaient déposé les armes sans aucune forme de riposte après quinze jours seulement de siège dirigé par Abou Lubâba Bachir ibn Abd al-Mundair appelé par d'autres R'ifâ'a ibn Abd al-Mundair. Ils avaient donc abdiqué sans aucune condition, malgré la réputation de guerriers qu'ils avaient. Il faut signaler en passant que les autres communauté juives de Médine et des environs s'étaient tenues à l'écart du conflit et n'avaient même pas essayé d'intervenir sous quelque forme que ce soit, bien qu'elles cultivent le secret espoir de voir l'Islam et son Prophète éliminés de toute la région. En effet, ce dernier intervint rapidement en leur faveur auprès du Prophète, et après plusieurs tentatives, il réussit à obtenir leur amnistie mais en contrepartie ils devaient quitter Médine pour ne plus jamais être les voisins des Musulmans. Peu de temps plus tard, le temps de se préparer au départ, les Banû Qaynuqâ quittèrent Médine pour ne plus y revenir et allèrent s'installer en Syrie. Ce fut ainsi qu'avait pris fin ce conflit.
Uhud la seconde Bataille du Prophète
Uhud, la seconde bataille du Prophète et de l'Islam, fut une bataille âpre et très sanglante. Ce jour-là c'est le 15 Chawâl de l'an 03 apr. Hégire, deux camps irrémédiablement s'étaient jetés l'un sur l'autre dans un combat impitoyablement impressionnant où les cliquetis des armes avaient repris de plus bel après sept mois de relative accalmie. Ce jour-là, le devoir avait appelé le Prophète et ses Compagnons à faire face aux tenants de l'Incroyance et de l'agression, qui avaient voulu à tout prix prendre leur revanche après Badr.
Les Quraychites, puisque ce sont eux qui sont désignés, avaient juré, après leur défaite, de venger leurs morts et par là, à combler les fissures qui commençaient à devenir de plus en plus béantes, à l'instar de la mésaventure de la caravane. Avant de venir finalement ce jour-là aux bords de Médine croiser le fer avec les Musulmans, les Quraychites, par l'intermédiaire de leurs seigneurs et notable, avaient d'abord entamé des consultations à Dar an-Nadwa une sorte de parlement pour discuter et décider des mesures qu'ils voyaient nécessaires pour l'expédition militaire sur Médine.
Cependant, il faut signaler que certains s'étaient montrés plus zélés et plus actif que d'autres à l'exemple de Ikrima ibn Abou Djahl, Safwân ibn Umaya, Abou Sufyân ibn Harb et Abdallah ibn Abû Rabî'a. En réalité ce quatre était le moteur permanent des tribus de Quraychite et même des tribus voisines Kinâna et Thakîf contre le Messager d'Allah. A propos de ces préparatifs, Allah dit dans le Coran : Les Incroyants consacrent des dépenses pour mettre en échec la parole d'Allah. Certes, ils vont dépenser leur bien mais ils ne vont cueillir que regrets car ils vont perdre. L'Enfer leur réservé.
Sourate Le Butin v.36.
A l'approche du jour du départ, Quraychite était prêt. Ils avaient réussi à mobiliser trois mille hommes ave trois mille chameaux pour le transport des troupes. Dans ces véritables armées, le nombre des cavaliers était estimé à deux cents sans parler des sept cents boucliers de protection. Ils avaient aussi organisé son armée selon un code reconnu
Il faut dire ici que l'étendard avait chez les tribus Arabes une signification très importante. Il ne fallait pas que l'étendard tombe sinon cela signifiait la défaite.Enfin, pour plus de détermination et de mobilisation, Quraychite avait permis à ses chefs militaires d'être accompagnés par leurs femmes. Cette mesure avait aussi une autre fonction, empêcher les troupes et leurs chefs, a la vue de ces femmes, de fuir le champ de bataille au cas où l'affrontement serait très dur.En tout, quinze femmes avaient participé à l'expédition d’Uhud. Parmi elles :
Le frère de Mus'ab ibn Umayr, le porteur de l'étendard des Musulmans
Quand tous les préparatifs furent terminés, quand tout fut mis au point, l'armée Mecquoise se mi en marche en direction de Médine avec cette fois fait notable : les chefs militaires s'étaient juré de préserver coûte que coûte l'unité du commandement des troupes et de ne pas émettre des avis contradictoires qui risqueraient d'influer négativement sur l'exécution des opérations. Car ils avaient encore en mémoire la débâcle de Badr.
Comment le Prophète fut-il informé et comment avait-il préparé son armée
Il est de notoriété que le Prophète naquit à la Mecque et que à la Mecque habitaient encore ses oncles dont Al-'Abbas ibn 'Abd-Mouttalib
, qui y était revenu, rappelons-le, après avoir acheté sa liberté à la suite de la défaite de Badr. Al-'Abbas
, qui avait peut-être vécu la plus mauvaise aventure de sa vie, avait gardé, malgré tout, son amour intact pour son neveu. Il faut dire qu'il l'estimait beaucoup au point où il avait toujours eu peur pour lui, bien qu'il ne fût pas encore converti à l'Islam. Ce fut donc lui qui avait averti le Prophète
quand Quraychite avait terminé ses préparatifs pour l'expédition. Il lui avait envoyé avec un de ses hommes de confiance une lettre où il mentionna tous les détails importants concernant le nombre des troupes, et le jour du départ. La lettre, le Prophète
l'avait reçu alors qu'il était dans la mosquée de Quba. Et, comme il ne savait pas lire, il l'avait donnée à Ubay ibn Ka'b pour qu'il lui la lût. Mais des qu'il eut su le contenu, il prit vite la première mesure, il avait demandé à Ubay ibn Ka'b de ne révéler cette nouvelle à personne. Puis, il rentra aussitôt à Médine et contacta les seigneurs des Anssâr et des Mouhâjir afin de faire face à la situation. Quand toutes les dispositions furent prises, le Prophète
sonna l'alerte et donna l'ordre de mobilisation générale. Tout Médine, plutôt tous les Musulmans s'étaient alors préparés en conséquence et se tenaient prêts, les armes à la main, à répondre à l'appel de rassemblement. Qui avait pu voir Médine en ces moments avait certainement pensé que quelque chose d'important allait passer. Tous les Musulmans étaient sur le qui-vive, sabre au fourreau, lance à la main ou arc et carquois sur le dos, circulant dans les rues et ruelles de Médine, vaquant fébrilement aux préparatifs de la bataille mais très attentifs à l'ordre de rassemblement qu'ils attendaient d'un moment à l'autre. Les armes ne les avaient pas quittés même pendant les prières. Devant Allah, ils accomplissaient la prière les armes à même corps. Mais des l'accomplissement de la prière, chacun revenait à sa tâche pour laquelle il avait été désigné. Dans cette première étape du conflit, les activités essentielles dans le camp des Musulmans étaient des activités de surveillance assurées par des patrouilles qui circulaient aux abords de Médine et même plus loin pour la ville ne fût pas prise de court par les troupes Quraychites. D'autre part, pour protéger et assurer la sécurité du Prophète
, une garde composée d'Anssarîtes avait été détachée des la première nuit ayant précédé la réception des renseignements d’l-’Abbas ibn 'Abd al-Mouttalib
. Parmi ces Anssarîtes, il y avait 'Sa’d ibn Mu ‘ad
, 'Usayd ibn Huzayr
et Sa'd ibn ‘Ubâda
.Faut-il aussi signaler que le Prophète
avait déjà organisé sa petite armée comme suit :
Après la désertion des Hypocrites, l'armée du Prophète se réduisit à sept cents combattants seulement avec un seul cavalier et cent boucliers de protection. L'armée médinoise se mit alors en marche et lorsqu'elle arriva à la tombée de la nuit près d'ach-Chakhân ' les deux vieux, deux petites montagnes, elle s'arrêta sur ordre du Prophète
. A cet endroit, il passa d'abord en revues les troupes, desquelles il avait expulsé quelques volontaires pour leur jeune âge. Parmi eux :
Ensuite, il dirigea la prière du Maghreb et celle du 'aicha' avant de passer la nuit avec ses Compagnons et les fameux Hypocrites qui n'avaient pas encore annoncé les couleurs. Ils dormirent donc tous à cet endroit sous l'étroite surveillance de cinquante sentinelles détachées à cet effet. Quant à la garde autour du Prophète , elle fut assurée par Dhakwan ibn 'Abd Qays
.Le Prophète
reprit le chemin avec son armée avant même le lever du soleil mais à ach-Chawat il s'arrêta pour diriger la prière du Subh alors que tous les Musulmans portaient les armes car l'ennemi était tout près, le Prophète
voyait les Quraychites, et ces derniers le voyaient aussi avec ses Compagnons. C'était à cet endroit que 'Abd-'Allah ibn 'Ubay s'était rebellé puis avait déserté avec trois cents hommes qui avaient accompagné l'armée du Prophète
. Ces 300 hommes et à leur tête ibn 'Ubay étaient tous des Hypocrites. Par cette décision fermement prise, le Prophète avait réussi à calmer les esprits et à faire régner l'ordre dans les rangs de ses Compagnons qui avaient été sérieusement secoués.
Ensuite, il continua la marche vers Uhud avec cette fois sept cents 700 combattants seulement. Sept cents combattants Musulmans qui allaient livrer bataille à trois mille hommes de Quraychite supérieurs dans tous les domaines sauf dans celui de la foi. Après cela, ingénieusement les rangs de sa petite armée, définit la tâche de chacun et sut choisir les meilleurs de ses Compagnons qu'il plaça dans la première ligne :
Enfin, il confia à Az-Zuhayr ibn al-Awâm ; Al-Muqdâd ibn al-Aswad
et à leur détachement la tâche de suppléer au pas de la montagne les archers si jamais des cavaliers Quraychites arrivaient à forcer le passage au début de la bataille.Alors vint l'Heure du fracas des armes. Quraychite, forte de ses 3000 guerriers y compris ses 200 cavaliers aurait-elle raison du Prophète
et de ses 700 Compagnons ? Les musulmans parviendraient-ils à contourner cette multitude de bras, de sabres, de lance et de flèches de telle sorte qu'a la fin de la bataille de Quraychite sortirait affaiblie de ses forces ou aurait au moins l'air d'une force sans âme et sans esprit devant le regard des tribus Arabes ? Pendant que les flèches et sabres parlaient autour des porteurs du symbole de Quraychite, les corps-à-corps étaient déjà à leur comble en tout point du camp de bataille sauf bien sûr là où les archers tenaient encore en respect la cavalerie ennemie. Chaque guerrier guettait le faux pas de son vis-à-vis. Cependant les plus en vue dans le camp des Musulmans étaient Hamza ibn Abd-al-Mouttalib
et Abû Djudjâna
, l'Anssarîtes, l'homme au turban rouge. Ces deux valeureux combattants étaient au cœur de la bataille à provoquer les Quraychites en duel et à aller où bon leur semblait.Hamza
qui circulait alors dans les rangs en faisant fi de la mort, était en fait à la recherche d'un Quraychite réputé parmi les siens comme étant plus fort. Quand il le vit c'était Saba ibn 'Abd-al-Uzzâ al-Ghabachâny, il le provoqua au duel avec moquerie dans le but de le contraindre à relever le défi. Piqué au vif et prie au piège devant ses compagnons, ce dernier n'eut d'autre choix que d'accepter le duel. Il se rua alors rageusement sur Hamza
mais ne tarda pas à se trouver à terre pour toujours.Cet exploit de Hamza
fit son effet parmi les Quraychites qui s'étaient mis alors à douter de leurs capacités alors qu'avant la bataille, ils se montraient confiants et rassurés par le nombre. Ils avaient oublié que la quantité des forces ne suffit pas toujours à remporter une victoire.
Avant d'en arriver au revirement de la situation, les Musulmans perdirent, alors qu'ils étaient au sommet de la victoire, un de leurs valeureux et courageux combattants. Ils perdirent Hamza ibn Abd-al-Mouttalib l'oncle du Prophète
, non dans un duel ou au combat mais par traîtrise. Le lion de l'Islam fut tué par un Abyssin esclave du nom d'Abû Dasma surnommé aussi Wahchy, avec sa lance.
Pour cette tragique et douloureuse mort du chahid de l'Islam. Ainsi les Musulmans perdirent Hamza l'homme de valeur, l'homme qui pouvait à lui seul peser le cours de n'importe qu'elle bataille. A Badr, il avait été l'étoile scintillante et inaccessible sur le champ de bataille. A Uhud, il était redouté, craint, on n'osait pas se rapprocher de lui. Il était un feu ravageur. Si sa mort fut considérée comme une perte, elle survint quand même dans les conditions où les Musulmans étaient victorieux sur les troupes Mecquoises. Ace moment, aucun Musulman ne savait la tragédie. Sa mort ne fut connue qu'a la fin de la bataille.
Quant à l'homme au turban rouge, 'Abû Djudjâna l'Anssarîtes , le deuxième pilier de l'armée Musulmane, il prouva concrètement par les exploits qu'il avait accomplis le bon choix du Prophète
quand il lui avait offert son sabre. Â Uhud, aucun Incroyant n'avait pu tenir devant lui. Son apport fut décisif dans la défaite de Quraychite dans la première partie de la bataille. Az-Zubair ibn al-Awâm
nous raconte ses impressions et se sentiments concernant cet homme exceptionnel : J’ai senti quelque chose en mon for-intérieur quand le Messager d'Allah m'avait refusé le sabre qu'il avait donné à Abû Djudjâna
Je me suis dit à cet instant : Moi qui je suis de Quraychite, qui suis le fils de Safiya, sa tante, quand je lui demande le sabre, il le donne à Abû Djudjâna
et il me délaisse ? Par Allah, je vais voir ce qu'il va faire !
Alors, je l'ai suivi. Quand je l'ai vu prendre un turban rouge et le mettre autour de sa tête, les Anssâr ont dit : Abû Djudjâna a pris le turban de la mort ! 'Abû Djudjâna
s'est bandé la tête avec le turban de la mort ! J'ai compris alors que les Anssâr disent cela chaque fois qu'il met son turban. Et c'est vrai aucun des Associant qui l'a rencontré n'a échappé à son sabre.
Ka'b ibn Malik avait aussi rapporté son témoignage. J’ai été aussi avec les Musulmans. Quand j'ai vu ce qui faisait les Associant sur les dépouilles des Musulmans. Je me suis retiré un peu plus loin. Il y avait des Associant qui passait entre les corps à la recherche des blessés qu'il achevait. Mais il y avait aussi un homme qui l'attendait. Alors, je me suis rapproché de lui jusqu'à être derrière lui et j'ai commencé à les évaluer de loin. A vrai dire, l'Incroyant était bien équipé et avait meilleure allure. Patiemment je l'a attendu jusqu'à ce qu'ils passent aux actes. Le Musulman avait frappé l'Incroyant d'un coup de sabre, il l'avait coupé en deux, le Musulman se découvrit le visage en me disant : Qu’en dis-tu Ka'b ? Je suis Abû Djudjâna
.
Az-Zubair ibn al-Awâm avait dit aussi : J’ai vu Abû Djudjâna
lever le sabre sur Hind bint Utba puis le sabre s'écarter d'elle.
Dans As-Sira al-Halabiya, ibn Burhân ad-Din di : Quand tous les porteurs de l'étendard des Associant furent tués l'un après l'autre et que personne ne put se rapprocher de lui, les Associant s'avouèrent vaincus et s'enfuient en abandonnant tout dans leur fuite. Leurs femmes, qui étaient venues pour les encourager, avaient aussi abandonné chants et tambourins pour regagner les hauteurs, jambes découvertes et les robes soulevés. Les Musulmans étaient à la poursuite des Associant tout en s'occupant du butin. L’Islam avait remporté encore une fois une autre victoire sur les Incroyants bien que ses fervents défenseurs étaient désavantagés sur tous les plans. Mais cette victoire n'avait duré que peu de temps, le temps après lequel pour une raison qu'Allah Le sait les Incroyants avaient repris l'initiative.
Oui, les discussions étaient vives si bien que le commandant du détachement Abd -Allah ibn Djubayr s'était opposé énergiquement avec une dizaine de ses Compagnons à l'idée même de désobéir aux ordres du Prophète
. Mais malheureusement la majorité n'avait pas écouté. Allah dit : Parmi vous, certains recherchaient les biens de ce monde, d'autres par contre les biens de la vie future.
Sourate Umrân v. 152.
Avec le départ de la majorité des archers, l'armée Médinoise se trouva subitement mise à nu même si Abd -Allah ibn Djubayr et ses dix Compagnons étaient restés sur la position attendant cette fois courageusement leur sort tragique. Cette désertion commise avec désinvolture fut l'occasion inespéré pour Khalid ibn al-Walid et Ikrima ibn 'Abou Djahl qui ne se firent pas alors prier. Ils se lancèrent donc à l'assaut de la position où ils éliminèrent d'abord sans peine Abd-’Allah ibn Djubayr
et tous ses Compagnons. Après quoi, ils fondirent sans attendre un seul instant sur l'arrière de l'armée de Mohamed
en criant un mot de passe signifiant que la cavalerie avait réussi à éliminer le principal obstacle. Ce qui permit à Amra al-Hârithya de relever l'étendard, aux troupes Quraychites de se ressaisir et aux Musulmans de se retrouver entre deux feux, entre une multitude de fantassins qui subitement faisaient face et une cavalerie qui chargeait à grand vitesse. Cet Incroyant, en tuant Mus'ab ibn Umayr
le porteur de l'étendard des Musulmans, avait cru qu'il venait de tuer le Messager. Car Mu'ab ressemblait beaucoup au Prophète
surtout quand il s'armait comme lui.
Cet Incroyant, en criant : (Je viens de tuer Mohamed ne s'avait pas que ces mots allaient compliquer davantage la situation des Musulmans. Dont certains avaient jetés les armes et avaient même pensé contacter l'Hypocrite Abd Allah ibn Ubay afin que celui-ci intervienne en leur faveur auprès de Quraychite. L'Histoire retient également encore des réactions dignes d'un Musulman. Parmi elle, retient celle de Anas ibn an-Nazr
et celle de Thâbit ibn ad-Daddah
. Le premier, Anas essayé de secouer ses Compagnons qui avaient jeté leurs armes.
Qu'est-ce qui vous arrive ? Vous avez jeté vos armes comme cela ? Et eux de lui répondre les yeux hagards : Le Messager d'Allah vient d'être tué.- Et alors ? Qu'est-ce que vous allez faire de la vie après lui ? Secouez-vous et mourrez pour le même idéal pour lequel est mort le Messager d'Allah.Quand au deuxième musulman ibn ah-Daddah
, il avait dit à ses Compagnons : Ô les Ansar, si Mohamed
a été tué, Allah est toujours immortel. Combattez pour votre foi à Allah vous donnera la victoire. Après quoi, il fit face avec ses Compagnons à la cavalerie Quraychites pour mourir héroïquement comme Anas ibn an-Nazr
.
L'intervention énergique et courageuse du Prophète
A la rumeur démoralisante circulant à propos de sa mort, le Prophète avait sur le fait réagir par un appel lancé à haute voix afin que ces Compagnons éparpillés sur le champ le rejoignent. Il avait lancé alors cet appel :Venez à moi ! C’est moi le Messager d'Allah
!
En voyant la déroute de ses Compagnons, il n'avait pas d'autre choix que de risquer sa vie pour sauver celle de ses Compagnons des dangers de la dislocation et de l'élimination. Cet esprit de sacrifice et de dévouement. Allah dit dans le Coran : Vous fuyiez alors sans vous soucier les un les autres, tandis que le Prophète , sur vos arrières, tentait de vous ramener au combat.
sourate Umrân v. 153.
Grâce à cette voix donc, l'espoir était revenu et bon nombre de Musulmans avaient réussi alors à rejoindre le Prophète dans son P.C mobile sans attacher la moindre importance à la mort qui les guettait. Il faut dire qu'avant le ralliement de ses Compagnons, le Prophète
s'était défendu héroïquement, aidé en cela par les quelques Compagnons qui ne l'avaient pas quitté depuis le début de la bataille et par ceux qui l'avait vite rejoint des qu’ils avaient entendu son rappel.Dans cette lutte terrifiante, le Messager
reçut plusieurs blessures, son casque protecteur se brisa sur sa tête suite au coup violent des Incroyants.L'Incroyant ibn Qami’à, celui-là même qui avait tué Mus'ab ibn Umar
, s'était élancé avec rage sur son cheval en criant : Où est Mohamed
? Que je meure s'il m'échappe !Avant de blesser le Prophète
à l'épaule, malgré la cuirasse qui le protégeait le Prophète avait souffert un mois de cette blessure. Ce maudit Incroyant l'avait aussi blessé par deux fois au visage. Mais la balafre qui était restée indélébile, sur sa joue, il avait reçue d’Abd -Allah ibn Chihâb az-Zahry. En plus, il eut une dent cassé, une lèvre fendu suite à la grosse pierre jetée par Utba ibn Abû Waqâs
, le frère de Sa'd ibn Abû Waqâs
. En outre, il fut blessé aux genoux quand il tomba dans une profonde crevasse, où il s'était évanoui et d'où il n'avait pu sortir qu'avec l'aide d’Ali ibn Abû Taleb
et Talha ibn Ubayd -Allah
.
Le sang qui coulait de son visage lui avait fait dire ces mots au moment où il s'essuyait le visage Quelle réussite auront ces gens qui couvrent de sang le visage de leur Prophète ? La colère d'Allah a augmenté contre ceux-là même qui on couvert de sang le visage du Messager d'Allah.
Allah dit dans le Coran : Cela ne te concerne pas. Qu'il leur pardonne ou qu'il les châtié, ils sont tyrannique.
Sourate Umrân v. 128.
A la vue du courage et de l'esprit de sacrifices des Musulmans, les Incroyants enrageaient de plus en plus et, par conséquent leur hargne au plus haut degré sans qu'ils eussent pu atteindre le Prophète . A chaque fois qu'une brèche venait à s'ouvrir, un Musulman s'avançait et la colmatait devant les menées meurtrières de Quraychite, à tel point que sept valeureux Anssarîtes étaient tombés pour la défense du Prophète
.Les Quraychites perdirent alors leur courage de se rapprocher de la muraille humaine, mais pas leur colère et leur haine, sitôt que des archers eurent prit part la défense du Prophète
. En effet, ces archers avaient réussi l'exploit de les tenir en respect jusqu'à la retraite complète du Prophète
et des Compagnons du moment sur une colline. Parmi les archers devenus célèbres par leurs exploits, nous citons :
A Uhud, Abû Talha était non seulement un efficace archer mais aussi un courageux rempart de protection devant le Messager d'Allah. A chaque fois que celui-ci se levait pour voir où allait frapper la flèche décochée, Abû Talha
se mettait devant sa poitrine pour protéger en disant Ô Messager d'Allah
, tu me tiens lieu de mère et père. Je ne veux pas qu'une flèche te touche. Mieux vaux ma mort que la tienne ! Il lui disait aussi tout en étant toujours devant sa poitrine : Ô Messager d’Allah
, je suis résistant et très patient. Dis-moi ce dont tu a besoin. Ordonne-moi et j'exécute tout ce que tu veux ! Ce Compagnonnons de valeur exceptionnelle vit si bien lutté que trois arcs s'étaient cassés dans sa main. Témoignage rapporté par Ahmed ibn Hadjar dans
Al-Isâba Al Boukhari
Avait dit de lui qu'il avait cassé deux ou trois arcs.Sa'd ibn Abû Waqâs avait aussi contribué très efficacement à la défense commune contre les tentatives acharnées des Incroyants. Selon les historiens, le Messager d'Allah
avait dit à S'ad ibn Abû Waqâs
quand il l'avait vu décocher si bien ses flèches : Puisse-tu être sain et sauf même au prix de la vie de mon père et de ma mère.Quant à Sahl ibn Hanîf
enfin, il était l'un des rares Compagnons à être resté près du Prophète
pendant les durs moments qui avaient suivi la débâcle des Musulmans. Il était tellement confiant et tellement courageux dans son face-à-face avec la mort que le Messager d'Allah
avait dit à ceux qui étaient à côté : Donnez des flèches à Sahl
Selon ibn Djarir, quand ibn Qami'a s'était mis à harceler le Prophète
, les quelques rares Compagnons qui étaient près de lui s'éparpillèrent. Mais, lorsque le bien-aimé Prophète
s'était écrié Venez à moi, hommes d'Allah ! Venez à moi, trente Compagnons vinrent se rassembler aussitôt autour de lui. De cette trentaine de Compagnons, Talha ibn Ubayd
-Allah et Sahl ibn Hanif
étaient les seules à s'interposer debout, protégeant ainsi le corps du Prophète
Toutefois, ces archers n'étaient pas les seuls à avoir pris une part active dans les actions de protection énergiques du bien-aimé Il y avait aussi des sabreurs dans les noms nous sont parvenus, comme les autres noms d'ailleurs grâce aux Livres des historiens. Des ses noms, citons eux :
Ces hommes d'exception par leur dévouement à la cause d'Allah, avaient certes immortalisé leurs noms. Cependant encore, chacun d'eux avait laissé des traces indélébiles dans l'histoire de l'Islam tant leurs faits d'armes parlent pour eux. Abû Djudjâna , le Musulman au turban rouge, avait été l'exemple le plus frappant du fait qu'il avait protégé le Prophète avec son corps tout en recevant les flèches sur son dos. En effet, les historiens nous disent qu’Abû Djudjâna
avait reçu sur son dos les flèches des Associant pendant qu'il protégeait de son corps son bien-aimé Compagnons encore souffrant de ses blessures. En ces moments, il n'attachait aucune importance aux flèches qui venaient se planter sur son dos arc-bouté. Pour lui, la vie du Prophète
devait être protégée même au prix de la sienne. Son dos avait reçu tellement de flèches qu'il avait ressemblé au corps d'un hérisson.
Si Abû Djudjâna avait rempli héroïquement un rôle purement défensif, car la situation du moment l'imposait, Hatib ibn Abû Balta'a
avait accompli des actions dignes d'un héros. Ce fut lui qui s'aventura dans le camp des Incroyants, tua Utba ibn Abû Waqâs , puis revint à son poste auprès du Prophète
.
Ibn Kathir en parlant de Hâtib avait reprit le témoignage de ce dernier. Le voici : Quand j'ai vu ce qu'avait fait Utba ibn Abû Waqâs au Messager d'Allah , je lui ai demandé au Prophète
vers où s'était dirigé Utba. Il m'a indiqué alors la direction, laquelle m'avait aidé à le trouver. Après quoi, j'ai réussi à le tuer, je l'ai frappé d'un coup de sabre. Ensuite, j'ai pris son cheval et son sabre que j'ai remis à mon retour, au Messager d'Allah
. Ce qui l'a amené à me dire : Qu’Allah soit satisfait de toi ! Qu'Allah soit satisfait de toi. Par deux fois.
Sa'd ibn Abû Waqâs avait tenu énormément à tuer son frère Utba, mais il n'avait pas eu la chance de le rencontrer sur le champ de bataille. On avait entendu S'ad dire à ce propos : Je n'ai pas été aussi décidé à tuer quelqu'un comme je l'ai été pour tuer Utba ibn Abû Waqâs. "Quant à Talha ibn Ubayd-Allah
, il suffit, pour montrer son héroïsme à défendre le Prophète
, de dire qu'il avait reçu plus de soixante dix blessures et un doigt coupé.En outre, Abd-Ad-Rahman ibn Awaf
avait aussi eu sa part de blessures quand il était en train de défendre le Prophète
avec ses Compagnons. Il eut en tout vingt blessures. Et ce fut lui, malgré ses blessures, qui soulevèrent le Prophète
sur son dos pour le monter au sommet d'un rocher après la réussite de la retraite.
La femme qui avait pris les armes pour défendre le Prophète
La bataille d’Uhud fut la première bataille qui avait vu la participation de la femme Musulmane dans le combat de l'Islam contre les Incroyants. Mais il certain qu'il n'y eut qu'une seule femme qui avait pris part au combat direct lorsque le Prophète avait été encerclé par le groupe de Quraychites, elle avait combattu les armes à la main ave le sabre comme avec l'arc, jusqu'à ce qu'elle fut blessée par ibn Qami'a, celui-là même qui avait voulu tuer le Messager d'Allah
.
Cependant, il faut dire que cette femme n'était pas sortie à Uhud dans le but de participer à la bataille, mais pour secourir les Musulmans blessés, Um 'Umâra Nasîba al-Mâziniya, en accompagnant son mari et ses deux fils, avait pris de l'eau sur son dos pour la distribuer au combattants et ave l'intention aussi de donner les premiers soins au blessés. Toutefois, elle s'était rendue célèbre par son courage et son esprit de sacrifice dans la protection du Prophète . Laissons cette femme raconter son histoire à sa compagne de Um Sa'd bint Sa'd ibn Rabî : Je suis sortie des le matin pour voir ce feraient nos gens. Mais, à l'occasion, j'avais aussi pris sur moi une outre d'eau pour abreuver les hommes. Je me suis rapprochée du Messager d'Allah
qui était alors avec ses Compagnons pendant que le vent était en faveur des Musulmans.
Des que ces derniers furent mis en déroute, je mes suis encore rapprochée au Messager d'Allah et j'ai commencé à combattre avec le sabre et à l'arc autour du Messager d'Allah
jusqu'au moment où je fus blessée. C'est ibn Qami'a qu'Allah le rende méprisable, qui m'a blessée profondément à l'épaule, lorsque les gens s'étaient écartes du Messager d'Allah
.A ce moment-là, il s'était avancé en criant : Ou est Mohamed
? Montrez-le-moi ! Que je périsse s'il s'en sort vivant ! Je lui ai barré la route avec Mus'ab ibn Umar
et d'autres qui étaient restés avec le Messager d'Allah
. Il m'a fait alors cette blessure. Je lui ai répondu par plusieurs coups. Mais cet ennemi d'Allah portait deux cuirasses. Um 'Umâra avait eu en tout douze blessures. Et, à propos de sa bravoure et de son courage, le Prophète
avait dit : A Uhud, quand je me tournais à droite, je la trouvais et quand je me tournais à gauche, je la trouvais à combattre près de moi.Dans as-Sîra al-Halabiya, il est dit aussi que Nasîba al-Mâziniya était sortie à Uhud avec son mari Zayd ibn Âsim
et se deux fils Habib et Abdallah
et que le Messager d'Allah
leur avait dit : qu’Allah vous bénisse ! Vous étés de bonne famille. A ses parole, Um 'Umâra avait dit : Prie Allah que nous soyons tes Compagnons au Paradis.
Allah ! Fasse qu'ils soient mes Compagnons dans le Paradis ! Avait alors prié le Prophète .Je ne me soucie plus de ce qui m'a touché dans cette vie d'ici-bas, avait conclu Um ' Umâra.A part cette femme, aucune autre femme Musulmane n'avait pris part au combat. Toutefois, les historiens citent les noms de quelques femmes qui sortirent, après le retrait des Incroyants, au champ de bataille et secoururent les blessés ainsi que les autres combattants. Parmi ces femmes, il y avait Aicha, la femme du Prophète
et Fátima Az-Zahra.
Dans Sahih Al Boukhari, nous trouvons ce témoignage de Anas : Jai vu Aicha et Um’ Salim, pans de leurs robes retroussés en train d'aller et de venir entre la source d'eau et les gens pour l’abreuvoir.Tendit que dans at-Tabarâny, il y eut dit à propos de Fátima Az-Zahra : Les femmes sont sorties après que les Associant s'étaient retirés et ont secouru les Compagnons. Fátima était parmi elles qui sont sorties. Lorsqu'elle a rencontré le Prophète
, elle s'est jetée à sont cou. Puis, elle s'est mise à laver ses blessures. Mais quand elle a vu que le sang ne s'arrêtait pas, elle a pris alors de l'alfa qu'elle a brulée ensuite pour la mettre sur les blessures. Ce n'est qu'après, que le sang s'était arrêté.
Le repli du Prophète et des Compagnons sur la montagne.
Les Musulmans avaient réussi à battre en retraite après l'intervention héroïque du Prophète et à se barricader en quelques sortes sur une position, en dépit de l'harcèlement des cavaliers Quraychites et des accrochages qui avaient d'ailleurs mal tourné pour Quraychite. Cependant, il faut dire que le succès de ce repli n'avait pu se réaliser que grâce, en premier lieu, de la perspicacité qui rappelons-le, avait fait judicieusement en chef de l'armée Quraychite la fin des opérations puis donna l'ordre à ses hommes de troupe de se préparer au départ. Ce fut ainsi qu'avait pris fin la bataille de Uhud.
Selon Al Boukhari, les Musulmans avaient enregistré la perte de soixante-dix (70) de leurs Compagnons. La majorité écrasante des chuhada épataient des Anssarîtes. Ils étaient au nombre de soixante-quatre. Les quatre restants appartenaient aux Mouhadjirine.
Le musulman qui mourut le jour de son mariage
Parmi ceux qui avait prit part au combat d’uhud, Handala ibn Amir Ar-Râhib , le Médinois qui avait combattu le même jour aux côtés des Quraychites, celui-là même qui avait mené avec ses hommes la première offensive contre les Musulmans. Si le père s'était vendu à la cause de l'Incroyance, son fils au contraire, donna un extraordinaire exemple de courage et de fidélité à la cause de l'Islam. En effet, au matin, qui avait suivi la première nuit de ses noces, le jeune Handala
n'avait pas hésité un seul instant pour prendre ses armes et rejoindre ses compagnons qui s'apprêtaient à partir pour Uhud. Disons en passant que ce jeune homme avait demandé la permission de tuer son père Abû Amer s'il venait à le rencontrer sur le champ de bataille, mais que cette demande avait été refusée par le Prophète
.
Devant l'ennemi, ce jeune marié avait combattu vaillamment sans avoir peur de la mort jusqu'au moment où il avait été tué par derrière. La circonstance de sa mort nous ont été rapportés par Ibn Ishâq Handala ibn Abû Amir rencontra Abou Sufyân. Dans le combat qui les opposa, Handala avait réussit à faire tomber Abou Sufyân de cheval après qu'il eut blessé l'animal d'un coup de sabre. Mais, au moment où allait frapper, il fut tué par Chaddad ibn al-Aswad, connu aussi sous le nom d'ibn Cha'ûb.En outre, ce jeune chahid
avait reçu le surnom de Ghasil al-Malâ'ika Celui qui a été lavé par les Anges. Car il mourut dans un état d'impureté. Comment cela ? Eh et bien ! Voici en résumé la raison Après avoir passé la première nuit avec la mariée, il quitta précipitamment au matin sa maison, sitôt qu'il eut entendu le crieur appeler au djihâd. Il avait alors rejoint le Messager d'Allah
sans qu'il eût le temps de se laver de l'impureté ibn Kathir
Quant à ibn Ishâq, il écrit ceci. Le Prophète avait dit : Votre Compagnons Handala
est en train d'être lavé par les Anges. Aller demander à ses parents ce qui s'est passé. Quand on avait demandé à sa femme Djamila bint Ubay ibn Salûl, elle avait alors passé sa première nuit de noces, elle avait dit que son mari était sorti, étant impur des qu'il avait entendu l'appel djihâd. Le Messager
avait alors conclu. C'est pour cela donc qu'il a été lavé par les Anges.Mais, si les Musulmans avaient déploré sincèrement la mort de leur jeune Compagnon, le propre père avait éprouva un sentiment tout à fait contraire. Chose inimaginable, il avait frappé son fils d'un coup de pied sec et rancunier quand il était passé devant sa dépouille à la fin de la bataille. Dans al-Bidâya Wa an-Nihâya, il est dit qu'Abû Amir Ar-Râhib était passé, à la fin de la bataille, prés de la dépouille de son fils Handala
et l'avait frappé de son pied devant les chefs Quraychites qui l'accompagnaient alors.