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" Aujourdh'ui, j'ai parachevé pour vous votre religion, et accompli sur vous Mon bienfait. Et J'agrée l'Islam comme religion."
Sourate.Al-Maîda.V.3
Après cette annonce, les gens sont venus de toute la Péninsule Arabique pour accomplir le pèlerinage aux côtés du Prophète . C’est ainsi qu'ils ont appris ce qu'il fallait faire durant le pèlerinage et entendu les recommandations du Prophète
. A leur retour, ils firent part aux absents de ce qu'ils avaient vu et entendu. De cette manière, la religion est parvenue aux oreilles de tous et l'Islam est entré dans toutes les demeures.
Jabir a dit : Le Prophète est resté à Médine neuf ans sans faire le pèlerinage puis à la dixième année. Il à annoncé aux gens qu'il allait le faire. Tout le monde s'est alors rassemblé à Médine, ils avaient tous envie d'accomplir le pèlerinage aux côtés de leur Prophète afin de suivre ses recommandations et d'apprendre de ses précieux conseils...Jabir continue Quand sa chamelle fut au milieu du désert, j'ai pu voir qu'il était entouré d'une foule de gens qui s'étendait jusqu'à l'horizon. Il y avait des gens qui marchaient, d'autres qui étaient sur leur monture. Il y avait du monde partout : Devant, derrière, à sa droite à sa gauche. Le Prophète
était entouré de tous les côtés. Alors qu'il était au milieu de tous, le Coran descendit sur lui. Il était celui qui en connaissait l'interprétation et il accomplissait les œuvres qui lui avaient été recommandées. Nous le suivions dans tout ce qu'il faisait.
Et quand le soleil quitta son zénith, il a demandé qu'on lui amène sa chamelle, il l'a montée et, en plein milieu de la vallée, il donna ce discours : Votre sang et vos bien sont Sacrés, comme le sont ce jour, ce mois et cette ville. Je proscris tout ce qui se rapporte à l'ère préislamique, la vengeance propre à cette période et désormais interdite, à commencer par celle de Rai'a ibn Al-Hâreth que la tribu de Hodayl avait tué. L'usure propre à l'ère préislamique est également interdit, à commencer par celle d'Al 'Abbâs Abd al- Mouttalib . Craignez Allah en vos femmes, car vous les avez prises selon un pacte que vous avez conclu avec Allah, et ce n'est qu'avec la permission d'Allah que vous cohabitez, avec elle. Elles ont les droits sur vous, et vous avez des droits sur elles. Elles ne doivent accueillir personne chez vous sans votre accord. Si elles s'avisent de le faire, corrigez-les. En revanche, elles sont en droit d'exiger de vous que vous est entreteniez. J'ai laissé entre vos mains ce qui ne vous permettra pas de vous égarer si vous vous y accrochez : le Livre d’Allah. Vous serez interrogés à mon sujet, que direz-vous alors ? Et la foule de répondre : Nous certifions que tu nous as communiqué ton message, que tu as accompli ta mission et que tu nous as prodigué tes conseils. Le Prophète
leva l'index vers le ciel puis le pointa dans la direction de la foule en déclarant à trois reprises : Ô Allah, sois-en Témoin. Ô Allah, sois-en Témoin.
Il y avait une foule énorme dont seul Allah connaît le nombre exacte?Durant le jour de Arafat qui était un vendredi, Allah révéla à Son Messager : Aujourd'hui, j'ai parachevé pour vous votre religion, et accompli sur vous Mon bienfait. Et j'agrée l'Islam comme religion pour vous.
Sourate Al- Maida v.3.
Le jour d’Arafat, Omar a pleuré lorsque ce verset est descendu. Quand on l'a interrogé sur la cause de son chagrin, il leur a répondu : Nous avons reçu notre religion de manière progressive. Mais maintenant elle est complète
... Toute chose, une fois achevée, ne commence qu’à régresser. Il veut faire part que la mort du Prophète
était proche.
Oum Hassan raconte pour sa part : J’ai vu le Prophète s'éloigner sur le dos de sa chamelle en compagnie de Bilal
et d’Oussama
. Il venait de jeter les pierres sur la Stèle de Aqaba. il avait parlé de plusieurs choses et j'au pu l'entendre dire Ecoutez et obéissez même si vous êtes gouvernés par un esclave noir mutilé, tant qu'il vous gouverne en se conforment au Livre d'Allah le Très Haut.
Ses adieux et ses recommandations le jour de l'Immolation : Abou Bakr raconte que, ce jou-là, le Prophète
montait un chameau et prononça un discours au beau milieu des gens. Il dit Savez-vous quel jour sommes-nous ? On lui répondit : Allah et son Prophète
son plus Savants. Il garda alors le silence jusqu'à ce que nous crûmes qu'il allait le nommer par un autre nom mais il dit : N’est-ce pas le jour de l'Immolation ? Ils dirent En effet Ô Messager d'Allah
Puis il ajouta :
Savez-vous en quel mois sommes-nous ? Les gens dirent : Allah et Son Prophète son plus Savants Il
regarda alors le silence jusqu'à ce que nous crûmes qu'il allait lui donner un notre nom autre que le sien mais
il dit : Ne sommes-nous pas en Dhûl Hijja ? Ils dirent : En effet, Ô Messager d'Allah
il leur
dit :
Savez-vous dans quel pays sommes-nous ? Ils dirent : Allah et Son Prophète son plus Savants. Il
garda alors le silence jusqu'à ce que nous croyions qu'il allait le nommer par un autre nom autre que le sien mais il
dit : Ne sommes-nous pas dans le pays Sacré ? Ils dirent : En effet, Ô Messager d'Allah
. Il
dit : Alors Votre sang, vos bien, votre honneur vous sont sacrés comme sont sacrés ce jour, ce mois et ce pays. Vous allez ensuite rencontrer votre Seigneur et Il vous interrogera sur ce que vous avez fait, ne redevenez surtout pas, après ma disparition, des dénégateurs ou des égarés qui s'entretuent. Que ceux qui sont présent transmettent aux absents. Il se peut qu'il y ait des auditeurs qui saisissent mieux une parole que ceux qui la leur ont transmise. Ai-je fait parvenir le messager ?
Le Prophète donna également un discours le second jour après le jour du sacrifice. Voici le récit de deux Compagnons qui se tenaient devant la chamelle du Prophète
quand celui-ci a commencé son discours. Il était semblable à celui de Mina. Il
leur dit : Ô hommes, votre Seigneur est Unique et votre père est unique. Un Arabe ne dépasse en rien un étranger non Arabe et un étranger ne dépasse rien en Arabe. Un noir ne dépasse en rien un blanc et un blanc ne dépasse en rien un noir sauf en ce qui concerne leur piété. Ai-je transmis cette recommandation ?
Ils dirent : Certes, le Messager d'Allah l'a transmise .Puis il
leur demanda : En quel jour sommes-nous ? Ils dirent : Dans une journée Sacrée. Puis leur
dit : En quel mois nous-sommes ? Ils dirent : Dans un mois Sacrée. Il
leur dit encore : Dans quel pays sommes-nous ? Ils dirent : Dans un pays Sacré. Il
leur dit alors : Allah a rendu votre sang, votre bien et votre honneur sacrés, comme est sacré ce jour-ci, durant mois ci, dans ce pays-ci. Ai-je fait parvenir cette recommandation ? Ils dirent : Le Prophète
l'a fait parvenir. Le Prophète
ajouta alors : Que ceux qui sont présents transmettent aux absents.
Abou Oumâma raconte qu'il a entendu pendant ce pèlerinage. Le Prophète
dire : Ô hommes, obéissez à votre Seigneur, priez vos cinq prières, acquittez-vous de votre Zakat, jeûnez votre mois du Ramadhan etobéissez à celui qui vous gouverne, vous accéderez au Paradis de votre Seigneur.
Ses adieux aux vivants et aux morts .
Aïcha raconte que quand le Prophète passait la nuit chez elle, il sortait à la fin de la nuit pour aller au Baqi'e, le cimetière de Médine. Elle raconte qu'elle y a entendu le Prophète
dire : Jibril est venu me voir et il ma dit : Ton Seigneur t'ordonne d'aller au Baqi’e et d'implorer le pardon pour eux.
Aïcha lui a demandé : Et que dois-je faire ? Il lui dit : Dis : Que le salut soit sur vous Ô gens des demeures posthumes parmi les Croyants et les Musulmans. Qu'Allah accorde Sa miséricorde à ceux qui nous ont devancés et ceux qui ont été retardés dans la mort et nous vous rejoindrons par la volonté d'Allah. Elle continue en disant : Je l'ai suivi. Il s'est tenu longtemps devant Baqi'e puis a levé ses mains à trois reprises. Puis il est parti.
Sa maladie et la demande à Abou Bakr . De diriger la prière
Après être revenu du pèlerinage d'Adieu à la cour du mois Dhûl Hijja, le Prophète est restée à Médine durant les deux mois qui ont suivi. Il a ensuite commencé la préparation d'un bataillon commandé par Oussama ibn Zayd
. Tout paraissait alors normal, jusqu'à ce que des malaises commencent à s'emparer du Prophète
.
On était dans les derniers jours d’afar. Il venait de visiter le cimetière du Baqi'e et de prier sur les martyrs d'Uhud. Aïcha se plaignit de maux de tête. Elle raconte : Je lui dis : Ô ma tête ! Il répondit : Par Allah; c'est moi Ô Aïcha, que je devrais dire Ô ma tête ! Puis il ajouta : Je te promets que tu ne manqueras de rien si tu meurs avant moi. Je te préparerai, te couvrirai d'un linceul, je prierai sur toi et t'enterrerai. Je lui ai dit : Par Allah tu feras tout ça puis tu retourneras dans mes appartements et tu seras joyeux avec l'une de tes femmes. Le Prophète
alors souri.D'après Aïcha également, Quand l'état du Prophète
s'est aggravé. Il demanda la permission à se femmes de rester chez moi durant sa maladie. L'accord exprimé, le Prophète
sortit soutenu par deux hommes, entre Al-'Abbâs ibn Abd Al-Mouttalib
et un autre homme, ses pieds traînaient sur le sol. Après être arrivé chez moi. Il fut de plus en plus souffrant et il nous dit : Répondez sur moi l'eau de sept outres dont les courroies n'ont pas été dénouées, il se pourrait que je donne des recommandations aux gens. Sur ce, on le fit asseoir dans un bassin appartenant à Hâfsa son épouse, puis nous commençâmes à verser sur lui de l'eau des sept outres jusqu'au moment où il nous fit signe de cesser. Enfin, il sortit conduire la prière et il donna un discours.
Aïcha raconte encore : Quand l'état du Prophète s'est aggravé, il nous demanda Les gens ont-ils fait la prière ? Nous lui dîmes : Non, ils sont toujours en train de t'attendre, Ô Messager d'Allah
! Versez-moi de l'eau dans une bassine ! Commanda-t-il. Nous nous exécutâmes et
il se leva. Mais, voulant se lever, il s'est évanoui. Eveillé, il
demanda : Les gens ont-ils fait la prière ? Nous lui dîmes : Non, ils sont en train de t'attendre Ô Messager d'Allah
! Versez-moi de l'eau dans une bassine ! Commanda-t-il une seconde fois. Nous lui avons préparé cela. Il
se leva mais en voulant se lever, il
s'évanouit de nouveau. Eveillé une seconde fois, il
dit : Les gens ont-ils fait leur prière ? Non, ils sont en train de t'attendre Ô Messager d'Allah
! Répondîmes-nous. Il
nous dit : Mettez-moi de l’eau dans une bassine. Nous exécutâmes. Il
se leva mais en voulant se lever, il
s'évanouit de nouveau. Une fois réveillé, il
nous dit : Les gens ont-ils fait leur prière ? En effet, les gens étaient restés dans la mosquée à attendre le Prophète
pour la prière d'Al-Î'cha. Mais il envoya quelqu'un dire à Abou Bakr
de diriger la prière. Le Prophète
dit l'émissaire à Abou Bakr
, t'ordonne de présider les gens dans la prière. Abou Bakr
qui était un homme sensible dit aussitôt à O mar
. Ô 'Omar ! Dirige la prière. Ta as plus de droit que moi répondit Omar
Après cela, et durant quelques jours, Abou Bakr
dirigea la prière. Quand le Prophète
s'est senti un peu mieux, il
est sorti toujours en traînant ses pieds et soutenu pars deux hommes, Al-'Abbâs
et un autre. C'était la prière de Dohr. Quand il la vu, Abou Bakr
a voulu reculer pour rejoindre les rangs. Cependant, le Prophète
lui fit signe de rester et il
dit aux deux hommes : Faite-moi asseoir à ses côtés. Ils 'exécutèrent. Abou Bakr
, a donc continue à diriger la prière debout mais en suivant celle du Prophète
qui lui, était assis. Les gens suivaient donc Abou Bakr
qui lui-même suivait le Prophète
.
Aïcha raconte toujours : Lorsque la maladie du Prophète avait atteint un stade avancé, Bilal
arriva pour lui annoncer l'heure de la prière. Il
lui dit : Dites à Abou Bakr
de présider la prière des gens. Je lui ai alors dit : Ô Messager d'Allah
, Abou Bakr
est un homme très sensible. S'il prend ta place, il ne pourra pas faire entendre les fidèles. Ne serait-il pas mieux de changer 'Omar
pour le faire ? Le Prophète
répéta : Dites à Abou Bakr
de présider la prière des gens. Sur ce, je dis à Hâfsa : Dis-lui qu'Abou Bakr
est un homme sensible, s'il prend sa place il ne pourra pas se faire entendre par les gens et il vaut mieux que ce soit 'Omar
qui le fasse. Quand Hâfsa dit cela au Prophète
. Il
répondit: Vous ressemblez aux femmes dont parle l'histoire de Youssef. Dites à Abou Bakr
de conduire la prière des gens. Ibn Kha tir dit à propos de ce récit : Le fait d'avoir ainsi mis en avant Abou Bakr
prouve que ce dernier était le plus savant des Compagnons et qu'il était celui qui connaissait le plus le Livre d'Allah puisque dans un autre Hadîth, le Prophète
dit : La prière doit être conduite par celui qui connait le plus le Live d'Allah. Abou Bakr
rassemblait toutes ces qualités.
Avec la Compagnie la plus élevée
Avant de récupérer leur âme, les Prophètes se voient offrir la possibilité de choisir entre rester dans cette vie ou passer dans l'au-delà.
A sa mort, le Prophète avait dit avec une voix enrouée : Avec ceux qu'Allah a comblés de Ses bienfaits : Les Prophètes, les véridiques, les martyrs et les vertueux. Et quels bons compagnons que ceux-là !
Sourate An-Nis'a v.69.
Aïcha dit : Je suis alors qu'on lui avait donné ce choix. Elle dit encore : L’or qu’il était bien portant, le Messager disait : On ne récupère l'âme d'aucun Prophète sans lui avoir montré sa place au Paradis et lui avoir offert le choix. Elle ajouta durant sa maladie, et au moment où il avait la tête appuyée sur ma cuisse, il perdit connaissance. Une fois revenu à lui, il
eut le regard fixé sur le plafond de la chambre et dit : Ô Allah, la Compagnie la plus élevée
! A ces mots, je me dis : Alors, il ne va pas choisir de rester avec nous ! Et c'est à ce moment-là que je compris que c'était de cela qu'il nous parlait lorsqu'il était bien portant. Ses dernières paroles furent : Ô Allah, avec la Compagnie la plus élevée
!
Aïcha raconte toujours : C’est parmi les bienfaits d'Allah pour moi que le Prophète soit mort chez moi, sur ma poitrine et qu'Allah a rassemblé sa salive à la mienne au moment de sa mort 'Abderrahmane est entré chez moi. Il avait en main un cure-dent Siwâk, le Prophète
était appuyé sur ma poitrine... Je l'ai vu regarder vers le cure-dent. Je savais qu'il aimait les cure-dents. Veux-tu que je prenne pour toi. Lui demandai-je. Il
acquiesça d'un signe tête. Je lui ai donné mais il était trop dur pour lui. Veux-tu que je le mâche pour toi. Lui demandai-je encore. Il
me fit oui de la tête. Je le lui ai alors mâché et le lui ai donné. Je ne lai jamais vu utiliser le cure-dent aussi bien que cette fois-là. Il
y avait près de lui un récipient rempli d'eau. Il
y trempait ses mains, s'essuyait le visage et disait : Il
n'y a pas d'autre divinité en dehors d'Allah, comme la mort comporte des agonies ! Il
a ensuite levé sa main en disant : Avec la Compagnie la plus élevée
! Jusqu'à ce qu'il meure. Sa main a alors fléchi.
Aïcha raconte dans un autre Hadîth : Le Prophète mourut alors qu'il se trouvait entre ma poitrine et mon menton. Je ne détesterai plus la souffrance d'une personne agonisante après avoir assisté à celles du Prophète
Aïcha raconte : Le Prophète est mort alors que Abou Bakr
était chez son épouse, 'Omar
s'est alors levé et a commencé à dire aux gens : Par Allah, le Prophète
n'est pas mort. Elle ajouta : ‘Omar
dira plus tard ceci : Par Allah, c'est ce que je croyais vraiment. Allah le ressuscitera sûrement et il coupera les bras et les pieds ceux qui disent qu'il est mort. Des son arrivée à cheval de sa demeure situé à Sunna, Abou Bakr
descendit de sa monture, entra dans la mosquée sans parler à personne, puis se rendit chez Aïcha. Il alla voir le corps du Messager d’Allah
, Alors couvert d'un vêtement d'étoffe, découvrit son visage, se pencha sur lui et l’embrassa. Puits dit en pleurant : Que mon père et ma mère soient sacrifiés pour toi, Ô Prophète
Sois béni de ton vivant et après ta mort ! Par Celui qui détient mon âme dans Ses mains, Allah ne te fera jamais mourir à deus reprises. La mort qui t'a été prescrite, tu l'as déjà vécue.
Il est ensuite sorti et s'est dirigé vers les gens, 'Omar était encore en train de leur parler. Abou Bakr
lui dit: Ô toi qui es en train de jurer, assieds-toi ! 'Omar
refusa de s'asseoir. Il répéta encore : Assieds-toi. 'Omar
refusa encore. Ce n'est qu'après qu'Abou Bakr
ait prononcé l'attestation de foi que 'Omar
s'est assis. Les gens se retournèrent alors vers Abou Bakr
pour l'écouter. Il loua et glorifia Allah, puis il dit : Celui qui adorait Mohamed
, qu'il sache que Mohamed
est mort. Et celui qui adore Allah, qu'il sache qu'Allah est vivant et qu'il ne meurt jamais ! Allah dit En vérité, tu mourras et ils mourront eux aussi.
Sourate Az-Zoumar v. 30.
Allah dit aussi Mohamed n'est qu'un messager des messagers avant lui sont passés. S'il mourait, donc, ou s'il était tué, retourneriez-vous sur vos talons ? Quiconque retourne sur ses talons ne nuira en rien à Allah; et Allah récompensera bientôt les reconnaissants.
Sourate Al-Imrân v. 144.
D'après l'Imam ibn Kathir, la dernière prière par le Prophète avec ses Compagnons était celle du Dohr le jeudi. Il s'est ensuite absenté durant trois jours suivants avant de mourir le lundi. Après sa mort, Abou Bakr
et 'Omar
ont donné des discours très utiles pour la nation Musulmane et des discussions très importantes ont eu lieu entre les Compagnons. Cela les a donc tenus occupés durant le restant de la journée de lundi. Puis le mardi après que les Compagnons aient prêté allégeance à Abou Bakr
, ils se sont mis à préparer les funérailles du Prophète
qui ont eu lieu le mercredi. On l'a lavé par dessus ses vêtements, puis enveloppa dans un linceul fait de trois tissus blancs dont aucun n'était un vêtement. Ensuite, les gens ont prié sur lui individuellement sans aucun Imam. Les hommes ont prié en premier, puis les enfants, ensuite les femmes et enfin les esclaves. La majorité des savants s'accordent à dire qu'il et mort un lundi et qu'il a été enterré un mercredi.
D'après beaucoup de récits, son enterrement a eu lieu à l'est de sa mosquée dans la maison d’Aïcha. Plus précisément, sa tombe a été creusée dans le coin ouest de sa maison, coin dirigé vers la Mecque. Qu'Allah prie et salue sur notre Prophète .
La mosquée a été réaménagée et élargie durant le règne de Walid ibn Abdelmalik en l'an 86 de l'Hégire. Il a ordonné à son délégué à Médine, Omar ibn 'Abdelaziz, d'élargir toute la mosquée même du coté est. Ainsi la chambre du Prophète a été annexée à la mosquée.
Le Dernier Sermon du Prophète Mohammad ()
Ce Sermon fut fait le neuvième jour de Doul- Hidj 10 A.H. dans la vallée Arhma du Mont Arafat. Ô Peuple, écoutez-moi attentivement, car je ne sais pas si, après cette année-ci, je serai encore parmi vous. Donc écoutez, ce que je vous dis avec beaucoup d’attention et apportez ce messa ge a ceux qui ne peuvent être prèsents ici aujourd'hui.
Ô Peuple, tout comme vous considérez ce Mois, ce Jour, cette Cité comme Sacrés, considérez aussi la vie et les biens de chaque Musulman comme Sacrés. Retournez à leurs légitimes propriétaires les biens qui vous ont été confiés. Ne blessez personne afin que personne ne puisse vous blesser. Souvenez-vous qu’en vérité vous rencontrerez votre Seigneur et qu’effectivement il vous demandera compte de vos actes. Allah vous a défendu de pratiquer l’usure (de prendre de l’Intérêt), donc obligation d’Intérêt sera dorénavant abolie. Méfiez-vous de Satan, pour le salut de votre religion. Il a perdu tout espoir de ne pouvoir jamais vous induire à commettre les grands péchés, méfiez-vous donc à ne pas le suivre en ce qui concerne les petits péchés.
Ô Peuple, il est vrai que vous avez certains droits à l’égard de vos femmes, mais elles aussi ont des droits sur vous. Si elles se soumettent à vous, alors à elles appartiennent le droit d’être nourries et habillées convenablement. Traitez donc bien vos femmes et soyez gentils envers elles car elles sont vos partenaires. Et il est de votre droit de vous assurer qu’elles choisissent leurs amies avec votre approbation, aussi bien que de ne jamais commettre l’adultère.
Ô Peuple, écoutez-moi bien, adorez Allah, faites vos cinq prières (Salat) quotidiennes. Jeûnez pendant le mois de Ramadhan, et donnez votre richesse en Zakat. Accomplissez, le Hadj si vous en avez les moyens. Vous savez que chaque musulman est le frère d’un autre musulman. Vous êtes tous égaux. Aucune personne n’est supérieure à une autre, excepté en piété et en bonne action. Souvenez-vous, un jour vous vous présenterez devant Allah et vous répondrez de vos actes. Donc, prenez garde, ne vous écartez pas du droit chemin après ma mort.
Ô Peuple, aucun Prophète ne viendra après moi et aucune nouvelle Foi naitra.
Raisonnez bien, donc, Ô Peuple, et comprenez bien les mots que je vous transmets. Je laisse derrière moi deux choses, le Coran et mon exemple la Souna , et si vous les suivez vous ne vous égarerez jamais.
Que tous ceux qui m’écoutent transmettent ce message à d’autres et ceux-là à d’autres encore; et que les derniers puissent le comprendre mieux que ceux qui m’écoutent directement.
Sois témoin Ô Allah que j’ai transmis Ton message à Ton Peuple